La vie, au quotidien, en Iran

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la vie au quotidien en Iran est très proche de la nôtre. La très grande majorité des iraniens jouissent du même confort matériel : frigos à la taille démesurée, télévision avec écran plat etc.

Nous nous deplaçons principalement en bus : le réseau est dense, les prix très raisonnable car le pétrole est bon marché (20 centimes le litre). Les villes sont souvent embouteillées par de vieilles Peugeot 405, des Renault Logan ou bien des Saipa ou Samand de conception locale. La circulation est assez chaotique mais les iraniens sont d’un flegme incroyable : très peu de klaxons ou de chauffeurs énervés.

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Du fait de l’embargo américain, l’Iran n’est pas connecté au système financier international. Au revoir nos cartes Visa, il faut voyager avec tout le liquide dont on a besoin. Les iraniens utilisent en revanche beaucoup leurs cartes bancaires locales, signe d’une économie où le marché noir a probablement de faibles proportions et où l’impôt est levé efficacement.

Au niveau des moeurs, le taux de fertilité est de 2,1 enfants par femme soit quasiment le niveau français. Ce chiffre résume à lui seul la modernité du pays : taux d’alphabétisation élevé des femmes, utilisation de moyens de contraception, importance secondaire de la religion, abandon symbolique de réflexes patriarcaux. La famille reste très importante en Iran : il y a un devoir de solidarité fort et le père garde un pouvoir de décision dans les moments clés comme le mariage.

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Le chômage est comme en France, un vrai fléau. Beaucoup d’iraniens souhaitent émigrer au Québec pour des raisons économiques. Ce chômage élevé n’améliore pas la position déjà très basse des femmes dans la société : beaucoup d’iraniennes diplômées du supérieur deviennent, après l’université, femme au foyer.

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2 réflexions sur “La vie, au quotidien, en Iran

  1. Merci, merci, merci pour votre blog, que vous avez entretenu régulièrement depuis déjà de nombreux mois. Une petite fenêtre sur le monde pour ceux qui restent au port; une bouffée d’air frais, ou une vague de chaleur… Un petit fil ténu mais précieux, celui du récit de vos pérégrinations, vous relient à nous (ou l’inverse). Que la suite soit toujours aussi riche d’expériences de vie. On vous embrasse!

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    1. Elvire, Thibault,
      Merci pour votre message que nous lisons à Istanbul, assis à un balcon face au Bosphore. On touche à l’Europe et on espère vous revoir bientôt. J’espère que les petits soucis de santé seront vite oubliés. On vous embrasse fort ainsi que les enfants. Thomas et Ula

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